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:Mais la mre avait ce brin de prfrence pour le plus gracieux et le plus clin, qui tait Sylvinet.
:-- Voil qu'il fait jour, mon Landry ; dgageons-nous, si nous voulons arriver avant le soleil lev.
:-- J'ai fait la volont de ton pre, rpondit la mre Barbeau.
:L-dessus il se mit  pleurer son frre et  lui faire des reproches ; et jamais de sa vie il n'avait eu un pareil chagrin.
:-- Vous ne sauriez donc me demander pardon et souhaiter mon amiti ? dit la Fadette en s'arrtant.
:-- Allons, Landry, tu m'as invite hier soir pour la premire danse, et je compte que nous allons n'y pas manquer.
:-- Oui, oui, c'est la mme chose, dit Sylvinet tout navement. Nous danserons tous les quatre.
:-- Voil un gars qui paraissait bien croire que cette bourre-l lui reviendrait.
:-- Qui pleure donc  par ici ? demanda-t-il d'une voix assure.
:L-dessus Landry s'arrta, tout tonn de ce qu'il avait manqu de dire ; et, se reprenant :
:Landry s'arrta tout tonn, et si chagrin de la voir encore dans les larmes, qu'il en eut comme du dpit.
:L-dessus, elle sortit vitement des abords de la carrire, et partit de son pied lger.
:L-dessus, la Madelon, colre, leva la voix pour dire :
:Et, quand ce venait au tour de la petite Fadette  tre examine et juge :
:-- Mais, disait Landry, ce que tu crois l, que le diable n'existe point, n'est pas dj trop chrtien, ma petite Fanchon.
:Et quand le parrain, qui tait l'oncle Landriche, fut arriv, le pre Barbeau parla en cette manire :
:-- Jamais je n'aurai ce courage-l, dit Landry, j'aimerais mieux me jeter dans la rivire.
:-- Ah ! mon Dieu ! mon bon Dieu ! s'cria Landry en la prenant dans ses bras, si je pouvais m'tre tromp !
:Le pre Caillaud, qui tait le grand ami et un des meilleurs conseils de la famille, ouvrit alors un autre avis :
:-- Fanchon Fadet, tes-vous l, et me reconnaissez-vous ?
:Fanchon promit, et ils se quittrent aprs s'tre rpt plus de deux cents fois qu'ils s'aimaient et s'aimeraient toujours.
:-- Cela ne me regarde point, dit-il, et puisque je ne puis le prendre en dpt, je ne dois point connatre vos affaires.
:-- Eh bien c'est assez gentil, lui dit le pre Barbeau, et voil une petite dot qui vous fera rechercher par plusieurs.
:Mais on n'osait pas encore, parce que Sylvinet retombait dans sa fivre aussitt qu'il paraissait avoir agr la chose.
:Et comme la petite Fadette disait cela d'un ton assez fier et dgag, le pre Barbeau en fut inquiet.
:-- Je me laisse dire par vous bien des choses, Fadette ; mais celle-ci est trop forte, et vous m'accusez d'tre un paen.
:Sylvain ressentit un grand bien, quoique tout veill, d'avoir sa main dans celle de la Fadette, et lui dit d'un ton trs doux :
:La mre Barbeau ne pouvait assez s'merveiller de l'habilet de la petite Fadette, et, le soir, elle disait  son homme :
:-- Cette Fadette avait bien prdit que la chose arriverait, reprit la mre Barbeau. Oui-da qu'elle l'avait annonc !
